Eliminer les 1001 ingrédients chimiques : la lessive refait son show

Voici une produit qui me semblait initialement si intiment lié au supermarché et à l'industrie, que je ne me posais plus la question de la recette. La lessive touche au sacro-saint sujet de la proprété, constitue une partie de notre identité olfactive, et elle effleure et affecte indirectement notre peau

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Au sujet d'Aboul

Aboul fait 1m61 et a de grands yeux. L'une de ses principales questions est de savoir s'il est possible d'aligner son mode de vie avec ses idéaux. Parfois ça ne marche pas et on en rigole bien.

Voici une produit qui me semblait initialement si intiment lié au supermarché et à l'industrie, que je ne me posais plus la question de la recette. La lessive touche au sacro-saint sujet de la proprété, constitue une partie de notre identité olfactive, et elle effleure et affecte indirectement notre peau au quotidien. Nous retenons quelques mots clefs (une marque, une ou deux caractéristiques), et tirons au hasard dans les rayons du supermarché bariolés à une fréquence de 6 à 8 semaines. Pour ma part, les mots importants étaient écolo, hypoallergénique et écolo.

Il y a quelques mois je m'étais lancée sur la préparation de ma propre lessive, inspirée par un couple zéro-déchets et une curiosité Do It Yourself impromptu. L'expérience s'était déroulée de manière si normale qu'il n'y avait presque rien à raconter.

Depuis, j'ai fait la découverte de l'allié lessive de tous les bobos-écolo qui se respectent : les noix de lavage. Ces noix font l'objet d'élogieuses diatribes sur certains blogs car d'aucuns les utilisent sur tous les supports imaginables, allant des vêtements, aux surfaces dures, jusqu'au cheveux. Personnellement, l'utilisation des noix sur mes cheveux fut un sacré fail, et j'attends toujours de tomber sur un no-pooer qui pourra éclairer ma lanterne capillaire.

En revenant sur la thématique qui nous intéresse, à savoir la lessive, les noix de lavage sont si simples d'utilisation que j'aurais honte de faire un billet de plus de 250 mots à ce sujet.

Comment ça marche

  • Acheter des noix de lavage, sur les Internets ou quelque part dans le passage Brady (ou équivalent hors de Paris). Les noix viennent d'Inde, ceci explique donc cela.
  • Mettre quelques noix dans une petite poche en tissu dans le lave-linge avant de démarrer la machine (ou dans une paire de chaussettes roulées en boule si votre maison ne comporte vraiment aucune pochette). Avec le contacte de l'eau (en pratique, même froide) les noix vont libérer les agents nettoyants.
  • Mettre la machine en marche. Attendre, sortir de linge et les noix. Tout faire sécher (You get the idea),
  • Toutes les quelques semaine : remplacer les noix asséchées par des noix nouvelles,
  • Pour les plus écolos : composter vos noix sèches.

Retour d'expérience

En tant que personne à la peaux plus que sensible et de plus en plus irritable face aux étiquettes aux milliers d'ingrédients, je ne peux qu'encourager les écolos en herbe à tester les noix. Aucun problème de peau à signaler cet hiver (même si de multiples facteurs peuvent aussi jouer), plus le sentiment d'avoir à comprendre ce que j'achète du haut d'un diplôme de chimie que je n'ai jamais cherché à décrocher, et surtout, simplification du quotidien assuré !

Seul bémol : faire venir de si loin des noix peut poser la double question de l'emprunte carbon et de l'éthique de la filière. Sur le premier point, j'ai cru apercevoir qu'il existait des noix similaires endogènes à l'hémisphère nord, mais je n'ai pas poussé les recherches pour l'heure (le stock actuel de noix étant susceptible de servir une année ou plus). Par ailleurs, l'emprunte carbone des bidons de supermarché n'est pas non plus simple ou évidente à calculer, donc le flou reste entier. Quant au second point, touchy et difficile, il suppose de chercher un label ou une enseigne de référence. Tous les conseils sont les bienvenus !

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