Faire le poirier - un défi au point mort

Ce défi débile commençait pourtant bien. Les plus à jour se rappelleront d'un premier billet optimiste et plein de ressources pour ceux qui, comme Aboul, aimeraient affronter la gravité autrement. De solides recherches avaient permis d'ouvrir la voie vers l'experimentation et toutes les conditions - savoir théorique, tapis de sol,

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Au sujet d'Aboul

Aboul fait 1m61 et a de grands yeux. L'une de ses principales questions est de savoir s'il est possible d'aligner son mode de vie avec ses idéaux. Parfois ça ne marche pas et on en rigole bien.

Ce défi débile commençait pourtant bien. Les plus à jour se rappelleront d'un premier billet optimiste et plein de ressources pour ceux qui, comme Aboul, aimeraient affronter la gravité autrement. De solides recherches avaient permis d'ouvrir la voie vers l'experimentation et toutes les conditions - savoir théorique, tapis de sol, ouverture du défi - étaient réunies pour entamer la phase pratique.

Jusqu'au samedi 10 novembre, lorsqu'Aboul se rendit dans un bar ordinaire pour y faire des choses ordinaires, reçut un coup de coude extraordinaire, s'étonna pendant 2 jours de l'intensité de la douleur persistante autour du lieu d'impact et dut finalement se rendre chez son généraliste préféré. Une courte visite médicale confirma l'intuition collective : une côte était fêlée, le repos préconisé voire indispensable. Il faudrait compter trois semaines pour espérer s'agiter physiquement à nouveau.

Et ce n'étais pas une blague. Une côte fêlée c'est un peu comme prendre 60 ans tout à coup dans un corps qui paraît intact. Quelques gestes anodins deviennent terrifiants dès qu'ils impliquent de respirer plus fort, de déplacer ses bras ou de frôler d'autres humains. Les nouvelles phobies par ordre de terreur croissant sont : pousser une porte, tousser et surtout éternuer. Chaque éternuement est un tsunami interne et une petite partie de soi pense sincèrement mourir au cours des 3 secondes qui le suivent. D'ailleurs une fois j'avais marqué une pause dans la rue en attendant que les vagues de contractions musculaires post éternuement passent, et j'avais tant blêmi qu'un inconnu m'a demandé si j'avais besoin qu'il appel les secours.

Heureusement tout cela n'était que passager et aujourd'hui la côte d'Aboul est quasi guérie. Cependant faire le poirier requiert une "puissance dans les biceps et les épaules" et une "mobilisation du haut du corps" - d'après nos sources mentionnés plus haut -, laissant à présager quelques risques pour la côte quasi-non-fêlée.

A moins de deux mois de l'échéance (fin décembre), je parie sur un échec partiel. Ce qui ne signifie pas que je ne vais pas commencer les entrainements dès cette semaine ! A tout petits pas, vraiment tout petits.

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