Fringues Ecolo-Ethiques, ça commence dans les commodes

Tout part d'un constat simple : je n'ai aucune idée des conditions dans lesquelles mes vêtements sont fabriqués. Comment éviter de porter des vêtements qui auraient été cousus par des enfants ou dans des conditions de sécurité et d'hygiène douteuses ? Comment savoir s'ils ont été élaborés au prix d'une déforestation ou

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Au sujet d'Aboul

Aboul fait 1m61 et a de grands yeux. L'une de ses principales questions est de savoir s'il est possible d'aligner son mode de vie avec ses idéaux. Parfois ça ne marche pas et on en rigole bien.

Tout part d'un constat simple : je n'ai aucune idée des conditions dans lesquelles mes vêtements sont fabriqués. Comment éviter de porter des vêtements qui auraient été cousus par des enfants ou dans des conditions de sécurité et d'hygiène douteuses ? Comment savoir s'ils ont été élaborés au prix d'une déforestation ou d'une dégradation de l'environnement ? Or, vu les prix pratiqués dans la plupart des enseignes et le manque de transparence sur les réalités de la filière du textile, la probabilité que ce que je porte soit "propre" de bout en bout est proche d'un zéro pointé.

Ce n'est pas de ma faute si la filière est comme ça - je n'y travaille pas et comme vous je n'ai pas le temps d'aller investiguer ce qui se cache derrière chaque étiquette - mais s'il existe d'autres façons de s'habiller je vais m'y pencher pendant les 6 mois qui viennent. L'objectif est de passer au 100% écolo-éthique sur tout achat de vêtements ou chaussures d'ici avril 2016.

Première étape évidente, se renseigner et se faire un avis. Le monde des marques écolo et éthiques est vaste, et j'ai tendance à penser que j'y ferai beaucoup moins d'affaires que chez certaines grandes chaines. En attendant d'y voir plus clair - ce sera le sujet d'un poste ultérieur - et d'avoir fait quelques économies spécifiques, je m'abonne tranquillement à quelques newsletters de modes écolo et / ou éthiques.

Quand j'ai parlé de ce défi à ma soeur, elle a roulé les yeux au ciel, façon familiale d'exprimer discrètement son que la vérité est ailleurs. "Commence donc par faire les fripes", m'a-t-elle lancé, "crois moi c'est ce qu'il y a de plus écolo et surtout tu ne douilleras pas autant que dans tes boutiques de bobo." Clairement, sur ce point elle gagne à chaque fois car qu'est-ce qui peut être mieux que de réadopter des vêtements qui existent déjà, plutôt que de produire des nouveaux textiles ?

Seulement soyons honnêtes : nous ne sommes pas tous des stylistes en herbe, et certainement pas tous capables de dénicher quelle fringue en vrac des années 70 ira parfaitement à sa morphologie. En tout cas, je sèche à chaque fois et je préfère ne pas m'étendre sur les quelques fails épiques de ce côté là. A moins qu'on m'offre un relookeur attitré pour toutes mes excursions dans ces boutiques, les fripes resteront ce lieu magique où l'on trouve les costumes de théâtre. Mais rien de plus.

Il n'en est pas moins qu'il existe souvent un lieu où résident de nombreux vêtements parfaitement adaptés à sa morphologie, et j'en ai fait l'expérience ce weekend lors d'une excursion dans le sud dans ma maison de jeunesse. Les placards et les commodes y étaient pleins d'habits parfaitement calibrés pour moi puisqu'ils avaient été achetés par une Aboul, et que toutes les femmes de ma famille sont construites sur le même modèle. Et je n'aurais jamais cru y trouver tant de merveilles oubliées, parfois injustement abandonnées par l'un des membres de la fratrie.

En somme : oui, j'ai fait les tiroirs de la maison de famille, et j'y ai trouvé de quoi me refaire une garde robe d'habits souvent peu utilisés. Avant d'aller acheter du neuf ou du nouveau, je commence donc par rafraichir la garde robe d'objets aussi insolites que des pulls tricotés par mamie il y a 10 ans - je vous jure que j'ai cherché les étiquettes sans y croire tant elle était forte - et les jupes, manteaux et autres fringues qui se languissaient sans nous dans le sud. Ils passeront tout à fait inaperçus dans la garde-robe parisienne, tant mamie était agile de ses baguettes et le reste de ma famille avait bon goût.

Etape une franchie avec succès, à moi les newsletters de bobos écolo-éthiques pour passer à l'étape deux et dénicher les meilleurs fabricants de fringues respectueuses de l'environnement et des humains.

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