La moule, amie de bioboécolo

Ce que nous mettons dans notre assiette nous dépasse. Nous aimerions beaucoup maitriser notre alimentation pour maigrir, grossir, gagner en muscle, plaire aux ancêtres, protéger la planète ou plus prosaïquement prendre du plaisir. Mais nous, les petits urbains affairés, sans potager et sans basse cour, nous avons bien du mal

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Au sujet d'Aboul

Aboul fait 1m61 et a de grands yeux. L'une de ses principales questions est de savoir s'il est possible d'aligner son mode de vie avec ses idéaux. Parfois ça ne marche pas et on en rigole bien.

Ce que nous mettons dans notre assiette nous dépasse. Nous aimerions beaucoup maitriser notre alimentation pour maigrir, grossir, gagner en muscle, plaire aux ancêtres, protéger la planète ou plus prosaïquement prendre du plaisir. Mais nous, les petits urbains affairés, sans potager et sans basse cour, nous avons bien du mal à arbitrer entre une côte de bœuf, un pavé de saumon ou une bouillie de quinoa du Peru.

Evidemment, nous les bobos-au-taquet, nous avons compris que chaque kilogramme de bœuf engendre des dizaines de kilos d'émissions de CO2 et nécessite l'utilisation de plus d'eau que l'ensemble de nos douches hebdomadaires réunies. Des sources de toutes sortes nous éduquent à coup de chiffres chocs, ce qui ne nous empêche pas de prendre un burger par ci, par là, si le bovin est certifié bio ou le bar est assez chic. D'ailleurs, l'objectif n'est pas d'interdire, juste de limiter et améliorer (on recommande le micro défi de la semaine sans viande pour s'en persuader).

L'un des domaines où je me suis toujours sentie très démunie concerne les aliments de la mer. D'abord par ignorance : Aboul n'a aucune connaissance des poissons - au marché je ne sais pas reconnaitre une truite d'un salmon -, encore moins des êtres à coque, à pinces ou à mandibules. Face à un menu de sushis ou de produits de la mer, je n'ai aucune idée du choix le plus responsable, le plus bio, le plus sain, le moins maltraité, le moins en danger d'extinction, ou le moins susceptible d'être pêché par des humains en escalavage. Certes j'ai une vague réméniscence que le thon rouge est un espèce en danger de disparition, et j'ai découvert que le chalutage en eaux profondes existait, et représentait une pratique terrible à réguler.

Mais que choisir au sushi ou au bistrot ? Voilà, la vraie question

Surtout que le choix n'y est pas énorme. J'hésite généralement entre du saumon (un poisson controversé), le thon (non, non, non), des crevettes (avec la hantise de voir arriver la version plastique), ou ce fameux "poisson" blanc façon fish and chips, l'anonyme du lot. Alors je fais comme tout le monde, j'essaie de choisir au mieux et je me dis que les océans survivront bien à mon menu M3. De toute façon, c'est de ça qu'ils sont faits, les océans.

Car oui, chacun sait que dans les océans il y a essentiellement du saumon, du thon, des grandes crevettes roses et vraiment beaucoup de poissons blancs. Le reste c'est le luxe, réservé aux plateaux de fruits de mer et aux weekends à la mer.

Et puis je suis tombée sur cette vidéo de Paul Greenberg, qui provoqua une montée de doute. Après les dix premières minutes, il a lâché une véritable bombe : oui, nos menus standards à base de 4 animaux marins provoquent des dégâts, et oui, des alternatives simples peuvent avoir de l'impact. D'ailleurs, la réponse se trouve en premier lieu dans les moules.

Avant de vous laisser découvrir son TED talk (ou son livre), je vous invite à tenter un micro-défi marin : ne pas manger l'un de ces quatre aliments - pendant une, deux, voire quatre semaines -, et en parallèle, tester d'autres options. Il est possible que cela implique des choix novateurs au sushi ou une ruée vers les moules frittes. A suivre.

Et si vous avez des bonnes recettes ou adresses pour tester les alternatives marines, faites nous savoir. Aboul est preneur des suggestions.

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