Le composteur d'appartement - Episode 1: Le choix

J'y pense depuis des mois. Je tergiverse. Je râle contre mes poubelles pleines de matière organique. J'essaie de comprendre scientifiquement. J'abandonne. Je passe encore plusieurs heures sur des sites dédiés - souvent encore plus moches que ce blog. Je reluque le rebord de mes fenêtre et j'évalue la probabilité qu'un

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Au sujet d'Aboul

Aboul fait 1m61 et a de grands yeux. L'une de ses principales questions est de savoir s'il est possible d'aligner son mode de vie avec ses idéaux. Parfois ça ne marche pas et on en rigole bien.

J'y pense depuis des mois. Je tergiverse. Je râle contre mes poubelles pleines de matière organique. J'essaie de comprendre scientifiquement. J'abandonne. Je passe encore plusieurs heures sur des sites dédiés - souvent encore plus moches que ce blog. Je reluque le rebord de mes fenêtre et j'évalue la probabilité qu'un composteur mal installé tombe de trois étages. L'année nouvelle est arrivée. Je vais relever ce défi.

Tous les ingrédients étaient réunis pour que la décision prenne longtemps : absence de connaissances biologiques élémentaires, méfiance irrationnelle des êtres vivants non doués de langage humain, manque d'espace, offre de produits tous en plastique. Face à tous ces paramètres, et malgré l'impression de jeter trop de produits biologiques, je n'arrivais pas à prendre de décision.

J'étais dans l'impasse. Malgré quelques pistes assez claires :

  • fabriquer moi même un composteur adapté à mes besoins,
  • me procurer un composteur d'appartement,
  • récolter mes déchets organiques et les déposer dans un composteur collectif.

J'ai rapidement éliminé la première idée - en véritable enfant de la ville qui n'utilise ses mains que sur un clavier - ainsi que la troisième - de peur de me lasser des va-et-viens nécessaires pour déposer mes déchêts organique. Concernant ce point particulier, il existe assez peu d'informations à Paris sur du compostage collectif, même si la mairie (et ici) mène des expérimentations et qu'il existe des organisations dans plusieurs arrondissements. D'autres villes françaises sont sans doute mieux organisées sur ce point. Et surtout nos voisins européens.

Surfer à la recherche d'un composteur

Le grand Internet regorge d'informations et "espériences de vie." J'avais besoin d'un peu de science, voici le peu que j'ai réussi à glaner sans faire appel à Wikipedia : il y a deux options pour le compostage en appartements, que sont les vers ou les bactéries. Dans le cas des lombricomposteurs - ceux à vers - il y généralement des systèmes à bacs emboités, quant aux autres, ils sont souvent vendus avec des sprays. Les compostage produit de terre, que l'on peut utiliser dans un jardin, et du "thé", très bon pour l'arrosage des plantes. Je ferme cette page.

Face à ces options, souvent en plastique, j'ai eu un haut le coeur intellectuel - bobo forever -, ce mouvement de recule instinctif qui retarde ma prise de décision et me fait rouler des yeux. Déjà que je réchigne à acheter des semi-meubles qui vont encombrer un petit appartement parisien, doit-il de surcroit être en plastique ? Cette matière moche et diabolisé ? Il existe effectivement un modèle en bois, qui n'est pas loin de me convaincre, malgré le fil de discussion sur les moucherons. Mais il ne produit pas de thé de composte, et allez savoir pourquoi, cela m'excitait car j'ai quelques petites plantes que je dorlote mollement. Et puis il est déconseillé de l'installer dehors, où il prendra la pluie. Damn it!

Faire un tour de son appartement

En comparant les leaders su marche des lombricomposteurs (Vers la Terre et WormBox, par exemple) et bactericomposteurs (Ecovi et Urban Composter), j'ai fait des tours d'appartement en tentant de les visualiser. Et j'ai ruminé sur ce plastique. J'ai commis l'erreur d'imaginer 6 milliards de lombricomposteurs en plastique. Puis je me suis dit que ce serait du plastique utilisé pour une bonne cause. Le bénéfice net serait sans doute positif pour la planète. En m'accoudant à la fenêtre, prise d'un abattement proche du sturm und drang qui confine à l'immobilisme, j'ai remarqué des pots de plantes inutilisés sur la jardinière. Je me suis rappelée de la photo en haut de deux articles sur la fabrication de composteurs d'appartement, l'un sur Semer la vie et l'autre sur Grën World.

Et si j'allais pouvoir faire de la récup et composter sans commander un gros meuble en plastique ? Sans utiliser de marteau ? Juste deux soucoupes, que je peux choisir dans un matériaux autre que le plastique, et bim, j'aurais un premier composteur.

Je choisis donc cette voie, qui convient mieux aux besoins d'un micro-foyer et d'une envie de teste et bricolage limité. J'ai même installé une petite colonie de lombri, gracieux cadeau d'une amie plus en avance sur le sujet. J'espère pouvoir donner rapidement des nouvelles sur l'évolution du compostage.

Pour aller plus loin

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