Salle de Bains Quasi Zéro-Déchets - Bientôt à bon port

J'avais lancé l'idée de progressivement arriver à une salle de bains (quasi) zéro déchets. C'était moins intimidant que la cuisine zéro-déchets, mais assez important pour mériter un traitement moyen-long terme. Et depuis le premier billet en février, j'ai avancé sur de nombreux points jusqu'alors en suspens. Voici l'update à mi-chemin.

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Au sujet d'Aboul

Aboul fait 1m61 et a de grands yeux. L'une de ses principales questions est de savoir s'il est possible d'aligner son mode de vie avec ses idéaux. Parfois ça ne marche pas et on en rigole bien.

J'avais lancé l'idée de progressivement arriver à une salle de bains (quasi) zéro déchets. C'était moins intimidant que la cuisine zéro-déchets, mais assez important pour mériter un traitement moyen-long terme. Et depuis le premier billet en février, j'ai avancé sur de nombreux points jusqu'alors en suspens. Voici l'update à mi-chemin.

Pour mémoire, j'ai une approche assez douce - ou rationalisée - du (quasi) zéro-déchets. J'ai commencé par identifier tous les produits de ma salle de bains, évaluer les quick wins - à savoir les produits pour lesquels j'avais déjà atteint le no waste - et enfin les "reste à faire". Dans mon cas, les quick wins étaient le shampooing, le déodorant sans packaging (mais peut-être de l'aluminium quand même), l'Oriculi (au lieu des cotons tiges) et quelques autres trouvailles ou habitudes qui seyaient. Il restait de la marge.

Rappel des points en suspens

La liste des produits qui me semblaient les plus problématiques recouvrait le dentifrice, la crème jour (et toutes les autres crèmes de la vie), les cotons et produits démaquillants, et enfin, les produits d'entretient. J'ai fait de sacrés progrès - et expériences - sur les premiers éléments de la liste ; il me reste encore du chemin sur les produits d'entretien.

Pour ceux qui suivent le blog, vous aurez vu que j'avais trouvé une alternative au dentifrice en tube plastic, que j'utilise depuis un petit mois. Il s'agit du dentifrice solide, qui se présente comme un pain de savon - sauf l'odeur, évidemment - dans un packaging en carton. Nickel. J'ai demandé à ma dentiste de regarder les ingrédients. Elle m'a quand même recommandé de trouver une alternative solide avec du fluor, et puis en faisant des recherches je me rends compte qu'il existe une controverse du fluor. Pratique. J'ai décidé de me fier à d'autres conseils pour relativiser : le plus important dans le brossage de dents, dixit la même médecin, c'est l'action mécanique de la brosse à dents. Et dixit un précédent dentiste, de varier régulièrement de type de dentifrice. Heureusement qu'il commence à y avoir du choix dans les dentifrices solides !

Ensuite viennent les cotons, produits démaquillants et produits pour se laver le visage. Peu de choses ont changé depuis mes derniers billets, l'un sur comment se laver et / ou démaquiller le visage sans déchets, et l'autre sur pourquoi les microbilles en plastique vont détruire les océans. La combo lingettes démaquillantes Lamazuna / miel reste une base efficace. Je ne me suis toujours pas attaquée au dissolvant de vernis à ongles, en attendant je garde des ongles couleur nature.

L'atelier bricolage et crèmes

J'avoue que j'ai un faible pour les crèmes ; il me reste d'ailleurs plusieurs tubes à finir pour ne pas gaspiller les stocks que j'avais gaillardement accumulé. Et pourtant je n'aime pas avoir des centaines d'ingrédients improbables et des tubes ou bouteilles en plastique à usage unique. Je me suis donc renseignée sur la meilleur façon de fabriquer mes propres crèmes, sans me damner à passer des heures à la tâche. Devrais-je également prévenir le lecteur que je ne suis pas spécialement manuelle ?

Comme toute wannabe apprentie de la crème maison, je me suis rendue à Aroma Zone, le temple des huiles, crèmes et bocaux. Ce lieux est à la fois grandiose et étonnant, mais peut laisser les plus hard core zéro-gaspilleurs perplexe. J'étais un peu étonnée de ne rien pouvoir acheter en vrac - car je ne souhaite pas spécialement ramener de nouveaux flacons dont je ne saurai que faire dans quelques mois -, et le nombre de personnes - femmes - au centimètre carré peut étourdir les agoraphobes. Comme le dit d'ailleurs Jess du blog N'importe Quoi pour des Gens Bien dans son expérience de fabrication de crème, parfois on se retrouve avec plus de flacons et produits à la sortie qu'à l'entrée.

J'ai donc mollement regardé quelques recettes, qui me paraissaient un peu complexes, et semblaient nécessiter jusqu'à une dizaine d'ingrédients. Prise d'une flemme de novice moyennement impliquée et d'une foi inébranlable en ma capacité d'innover, j'ai acheté trois ingrédients récurrents (un beurre de Karité, deux huiles), puis une après-midi j'ai attaqué ma plante aloe vera, et fouetté tout ça énergiquement. Au bout d'une demi heure j'avais un crème rigolote, pas forcément très homogène, mais très chouette, que j'ai pu verser dans des bouteilles et flacons récupérés à qui je donnais une seconde vie. C'est avec une certaine fierté que j'en ai même offert un pot dans mon entourage ! La crème est d'une efficacité fort concluante, et il me reste des ingrédients pour en refaire pendant un an. Je pense que dans quelques semaines je serai capable de faire des crèmes un peu plus présentables, et en attendant j'alterne, entre ma crème maison et mes anciens stocks.

Bientôt à bon port

Dans la dernière ligne droite, il reste donc essentiellement à tenir sur la durée sur tous les fronts - je pense notamment à cette histoire de crèmes, qui pourrait tourner au vinaigre dans les périodes de rush - et à passer aux produits d'entretien green and clean. J'ai cru comprendre qu'il y avait plein de zéro wasters qui utilisent tout simplement le bicarbonate de sodium et le vinaigre blanc. Ca devrait être faisable. Affaire à suivre !

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