Une semaine sans viande, cap ou pas ?

Ce que nous mangeons nous obsède. Soit qu'on souhaite faire un régime pour perdre du poids, pour en acquérir, pour éviter le sucre, le gras, l'acidité, les glucides, les fruits, le gluten, les conservateurs, les pesticides ou que sais-je, nous finissons tous par succomber à l'obsession. Et même si vous

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Au sujet d'Aboul

Aboul fait 1m61 et a de grands yeux. L'une de ses principales questions est de savoir s'il est possible d'aligner son mode de vie avec ses idéaux. Parfois ça ne marche pas et on en rigole bien.

Ce que nous mangeons nous obsède. Soit qu'on souhaite faire un régime pour perdre du poids, pour en acquérir, pour éviter le sucre, le gras, l'acidité, les glucides, les fruits, le gluten, les conservateurs, les pesticides ou que sais-je, nous finissons tous par succomber à l'obsession. Et même si vous ne vous reconnaissez pas dans ces catégories, toutes les cinq heures une petite voix s'active dans nos têtes et nous pousse à table.

Pour mille et unes raisons écologiques, je me suis retrouvée dans la case régime spéciale le jour où j'ai décidé de limiter ma consommation de viande et poisson. J'ai cédé à l'obsession lorsque j'ai compris à quel point la mauvais viande - celle qui consomme trop d'eau, trop de surfaces arables et nous gave de trop d'antibiotiques et d'hormones artificiels - était omniprésente dans mon quotidien. Les informations et les statistiques sont tout autour de nous : produire 1kg de viande rouge consomme beaucoup trop de ressources pour une qualité à l'arrivée bien inférieure à nos attentes. La preuve à l'appui si vous n'avez pas encore vu les chiffres.

J'aime la viande, sous beaucoup de formes, qu'elle soit rouge, crue, cuite ou en boudin noir, et devenir subitement végétarienne ou végétalienne me semblait extrême. Préférant en toutes choses la modération, je me suis donc fait un pacte simple. Si je pouvais tenir une semaine sans viande, alors je serai capable d'adapter mon alimentation et la limiter par la suite.

Et j'ai donc entamé une semaine sans viande ou poisson. Pour les plus avertis et ceux qui ont été élevés par des parents semi ou totalement végétariens, cela paraît simple. Pour nous autres carnivores, la réalisation que le lardon et le jambon se cachent presque partout provoque un mouvement de surprise. Oui, manger sans viande signifie parfois refuser une quiche - la lorraine n'est pas végétarienne, les amis -, ignorer tous les sandwichs de la cafétéria, et prendre des pizza spécifiquement dénommées "végétariennes" - car évidemment, il faut être végétarien pour s'abstenir de viande pendant un repas entier.

J'ai réussi cette première semaine sans difficulté, et me suis donc fixé un régime assez simple : 2 portions de viande par semaine, mais pas plus.

Le résultat, est que je ne mange plus de quiches ou de pâtes carbonara. Mais si je mange de la viande, au moins ce sera en pleine conscience. Si ce n'est en pleine maîtrise.

J'ai commencé ce régime en 2012 et je l'ai bien tenu. Il y a eu beaucoup de remarques de mon entourage et évidemment, l'ayant entamé à peu près au moment où la mouvance végétarienne prenait Paris d'assaut, j'ai été assimilée à la boboisation ambiante. Il en faut plus pour décourager les gens têtus, et je suis persuadée que ces kilos de viande évitée ont un impact positif réel sur l'environnement et ma santé.

Je vais vous laisser avec deux vidéos. La première pour déculpabiliser les semi-végétariens et rappeler que la mesure n'est pas un manque de conviction.

Do you have to be a vegan to help fix climate change?

60-second climate fix: What causes more global warming: every vehicle on the planet or the meat and dairy produce we eat?

Posted by The Guardian on Wednesday, 8 July 2015

La seconde parce qu'une vidéo TED vaut toujours mieux que qu'un long poste de blog.

Bonne semaine sans viande !

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