No poo, ça fait maintenant 4 mois sans shampooing

J'ai volontairement ignoré le 3ème mois, franchement semblable au second, pour vous apporter du contenu de qualité dans ce billet faisant état des conclusions au 4ème mois. Nous voici donc à 60% du défi formel (6 moins sans shampooing), et la routine s'installe presque. Lassée de mes jaunes d'œuf j'ai

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Au sujet d'Aboul

Aboul fait 1m61 et a de grands yeux. L'une de ses principales questions est de savoir s'il est possible d'aligner son mode de vie avec ses idéaux. Parfois ça ne marche pas et on en rigole bien.

J'ai volontairement ignoré le 3ème mois, franchement semblable au second, pour vous apporter du contenu de qualité dans ce billet faisant état des conclusions au 4ème mois.

Nous voici donc à 60% du défi formel (6 moins sans shampooing), et la routine s'installe presque. Lassée de mes jaunes d'œuf j'ai aussi testé de nouveaux produits, trouvés dans la myriade des propositions de la grande toile et des groupes de spécialistes.

Les œufs c'était marrant mais les grands gurus du no poo déconseillent de s'en servir trop souvent. J'avais donc trois produits de substitution en tête : l'argil de bentonite, le shikakai et les noix de lavage. Mais où les trouver ?

Partir à la recherche d'ingrédients nouveaux

Je ne vous mentirai pas, j'ai fait la tournée des boutiques biologiques de mon quartier pour leur demander s'ils avaient de l'argile de bentonite. Outre le fait que j'ai dû répéter "bentonite" deux ou trois fois à chaque interlocuteur, mes visites ont été totalement infructueuses. Ce fut tout de même l'occasion de parler de no poo avec certains d'entre eux, déjà plus ou moins adeptes. Un peu embêtée, et ne voulant pas commander sur internet sans pouvoir voir le produit, je me suis aperçue que le shikakai et les noix de lavage seraient beaucoup plus simples à trouver. Dans notre ville cosmopolite il suffit de se tourner vers les quartiers indiens (ou de culture proche), pour trouver son bonheur. Je ne vous raconterai pas avec quelle émotion je me suis rendue au passage Brady et la fière démarche que j'avais en repartant, enfin détentrice de ces précieux ingrédients.

Puis le Shikakai

Le soir même je testais le shikakai.
Pour être franche, je n'ai toujours pas compris exactement de quoi c'est fait. D'après ce que j'ai lu, il s'agit d'une poudre de cosses d'arbustes indiens, qui, sous cette forme, nettoie le cuire chevelu en respectant son pH. L'étiquette indique qu'il y a également de l'aritha, de l'hibiscus et de la rose dans ma poudre. Soit.

Pour utiliser la poudre il faut la mélanger avec de l'eau et l'appliquer comme une pâte sur les racines, puis le reste de la longueur des cheveux. Comme toujours cela ne mousse pas, donc il faut utiliser ses doigts pour s'assurer que la pâte est bien répartie et se masser un peu le crâne. Puis, on s'affaire avec le reste de la douche et enfin on rince (pas de temps de pose spécifique), sans se soucier de la couleur assez sombre de l'eau qui s'écoule.

Comme tant de choses de la culture indienne, la pâte possède une odeur très prenante. C'est sans aucun doute l'expérience capillaire la plus dépaysante que j'ai vécu, et j'ai pris un certain plaisir à être replongée dans mes souvenirs indiens.

Le résultat fut très positif. Sans aligner les adjectifs spécifiques aux cheveux, sachez que j'en étais très contente. Je pourrais assez facilement en faire un des basiques de ma salle de bain, modulo quelques considérations écologiques à explorer dans de prochains billets.

Un monde idéal comporte également des échecs

Fort contente de cette expérience, j'ai voulu dès le lavage suivant tester les noix de lavage.
Je laisserai encore une fois d'autres expliquer exactement ce que sont les noix de lavage, celles ci étant par ailleurs relativement mieux connues chez les écolo-bobos, qui s'en servent depuis déjà longtemps pour laver leur linge.

Le principe cette fois-ci demande plus de préparation. Il faut faire bouillir les noix de lavage puis garder et refroidir le mélange avant de s'en servir. Je l'ai fait avec enthousiasme, d'autant plus que la toile toute entière résonne des louanges chantés par ceux qui ont déjà utilisé les noix de lavage. Ces noix sont véritablement présentées comme la solution miracle pour les adeptes du no poo en zone d'eau calcaire. J'étais donc très confiante.

Et je n'ai pas compris ce qui s'est passé. Je suis la seule et unique personne du web qui peut dire que le lavage avec ces noix a été une véritable catastrophe.

Heureusement nous parlons de cheveux. Toutes les catastrophes y sont temporaires.
Un lavage au shikakai le lendemain et tout fut oublié.

Plus que quelques mois de défi

Ainsi, avec seulement deux mois pour clôturer ce défi, tout se passe de manière assez sereine. D'abord parce que je ne dramatise plus au sujet de la texture de mes cheveux. Mais aussi parce que je continue de m'amuser avec les ingrédients. Maintenant que mes placards s'en remplissent je peux aussi varier les plaisirs et continuer les tests. J'ai pris des habitudes, notamment pour la pose des pâtes et mixtures sur les racines, donc les lavages prennent moins de temps et sont moins acrobatiques. Dans l'absolu ce n'est pas encore toujours aussi simple qu'un bon shampooing moussant, mais au moins ce n'est plus compliqué.

Et surtout : je suis toujours sortable !

Retour en arrière : le premier mois c'est ici, le second ici, et le dernier, ici.

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